L'hôpital Seoul St. Mary's, rattaché à l'Université catholique de Corée, a annoncé le mercredi 4 novembre 2026 le lancement en Corée du Sud d'une étude de validation clinique : une application mobile d'IA qui associe la Galaxy Watch de Samsung à des données de santé pour estimer le risque de maladie rénale chronique. L'équipe du professeur Lee In-seok, spécialiste de gastro-entérologie, mène ce travail.
Cette annonce vient de l'hôpital, pas de Samsung. Le groupe figure parmi les partenaires du projet, mais son rôle exact n'est pas détaillé. La validation a démarré en octobre 2026 et l'application reste un outil de recherche, sans lien avec une fonction commerciale de la montre.
Comment l'application d'IA évalue le risque de maladie rénale chronique ?
L'application d'IA de Seoul St. Mary's calcule un risque de maladie rénale chronique à partir de plusieurs sources de données. Elle utilise les bilans de santé et les données génétiques des participants, auxquels s'ajoutent l'activité, le sommeil et le rythme cardiaque collectés par la Galaxy Watch.
Ces informations sont analysées sur une plateforme d'IA appelée PHAIR. L'utilisateur voit s'afficher son niveau de risque, ainsi que des fonctions de coaching personnalisé conçues pour l'aider à améliorer ses habitudes de vie.
Une montre ne mesure pas directement la fonction rénale. Elle fournit des indicateurs de mode de vie que le modèle croise avec les données médicales.
Étude clinique sur la Galaxy Watch : protocole et calendrier
L'étude clinique sur la Galaxy Watch recrute 50 participants, qui utiliseront l'application et la montre pendant trois mois. Au troisième mois, la fonction rénale, mesurée par le débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR), est vérifiée par des analyses de sang et une imagerie thoracique.
L'ensemble de l'étude dure six mois. Elle vise à établir l'utilité clinique de l'outil en vue d'un déploiement préventif en conditions réelles. Aucun chiffre de performance, comme la sensibilité ou la précision, n'est publié à ce stade.
Qui participe au projet de Seoul St. Mary's ?
Le projet est soutenu par le ministère sud-coréen des Sciences et des TIC. Il implique Kangbuk Samsung Hospital, Naver Cloud, Macrogen, Waysen et d'autres acteurs, dont Samsung Electronics.
Le Département d'informatique médicale de l'université développe les modèles d'IA pour le risque rénal et pour le cancer du poumon. Samsung n'a publié aucune déclaration sur le sujet.
Samsung et la santé rénale : ce qui existe déjà sur la Galaxy Watch
Samsung a déjà travaillé sur la santé rénale avec sa Galaxy Watch. Son programme Privileged Health SDK a donné lieu à un partenariat avec Kencor Health, un service qui surveille et prédit l'hyperkaliémie chez des patients atteints de maladie rénale chronique, à partir des données biométriques de la montre. Ce service s'adresse à des patients suivis, pas au grand public.
La Galaxy Watch propose par ailleurs des mesures comme l'électrocardiogramme, la surveillance de la pression artérielle et la détection de l'apnée du sommeil.
Aucune intégration de cette application dans la Galaxy Watch n'est annoncée. Aucun prix ni aucune date de commercialisation n'existent, et l'étude se déroule pour l'instant uniquement en Corée du Sud.

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