OpenAI a publié le jeudi 5 novembre 2026 aux États-Unis une « National Community Compact » et un « Compute Campus Policy Blueprint », deux textes qui fixent ses engagements envers les communautés qui accueilleront ses futurs centres de données. Selon OpenAI, le compact définit « ce que les communautés peuvent attendre d'OpenAI sur les futurs campus que nous possédons et exploitons ».

Ces documents arrivent deux jours après les élections de mi-mandat du 3 novembre, dans un climat de contestation locale des centres de données. Ce sujet pèse déjà dans le débat sur les data centers lors des élections américaines de mi-mandat. Des analyses indépendantes recensent un rejet quasi général de ces projets dans les mesures soumises aux électeurs locaux.

Ce que contient le pacte communautaire d'OpenAI

Le pacte communautaire d'OpenAI prévoit, selon l'entreprise, un compact local propre à chaque futur campus. Chacun comprendra un engagement à consulter les résidents tôt, un point de contact local et un rapport public annuel.

OpenAI affirme aussi que les plans de construction et des études indépendantes sur le bruit seront publiés avant la mise en service, puis chaque année. L'entreprise annonce en outre qu'elle publiera la consommation d'eau et d'électricité de chaque site, ainsi que les nuisances sonores. Elle dit enfin qu'elle ne signera plus d'accord de confidentialité avec des élus.

Ces engagements ne visent que les campus qu'OpenAI possède et exploite. Chris Lehane, directeur des affaires mondiales d'OpenAI, présente la démarche comme une façon d'exposer « les meilleures leçons que nous avons apprises ».

Électricité et infrastructures : qui paie pour les centres de données d'OpenAI ?

OpenAI dit prendre en charge la totalité de l'électricité et des infrastructures nécessaires à ses sites. L'entreprise affirme aussi qu'elle protégera les autres clients des coûts si un projet est retardé, réduit ou annulé.

Ce point répond à une inquiétude fréquente des riverains, qui craignent de voir leur facture d'électricité augmenter. En mars, OpenAI avait déjà signé, avec six autres grandes entreprises technologiques, un engagement de la Maison-Blanche à payer l'électricité et les travaux de réseau liés à leurs projets. Anthropic s'est engagée à financer 100 % des travaux de raccordement de ses centres au réseau, et Microsoft a annoncé des mesures sur l'eau et les coûts électriques.

Effingham et Pike : les exemples locaux cités par OpenAI

OpenAI illustre son pacte avec deux projets locaux : l'un en Géorgie, l'autre dans l'Ohio. Elle cite 80 millions de dollars pour le comté d'Effingham, en Géorgie.

Dans le comté de Pike, en Ohio, l'entreprise s'engage avec SB Energy à hauteur de 6 millions de dollars, pour la garde d'enfants. Ces annonces prolongent les promesses « Stargate Community » du 20 janvier 2026. OpenAI avait déjà dévoilé des engagements pour les projets de Géorgie et d'Ohio.

Pourquoi OpenAI parle de « compute campuses » ?

OpenAI emploie désormais le terme « compute campuses » plutôt que « centres de données ». Un porte-parole de l'entreprise explique que ce nom « décrit mieux l'échelle et le rôle de l'infrastructure que nous construisons pour l'IA ».

Ce choix de vocabulaire accompagne l'ambition de calcul de l'entreprise, qui avait indiqué en février prévoir 600 milliards de dollars de capacité de calcul d'ici 2030. Pour les utilisateurs de ChatGPT en France ou en Afrique francophone, l'annonce ne change rien : elle ne concerne que les États-Unis. OpenAI poursuit par ailleurs d'autres chantiers, comme l'acquisition de Pierre Computer pour renforcer Codex.